Temps de lecture : 8 minutes
Résumé
Un décès sur 3 dans le monde a une origine cardiovasculaire, et dans 30% des cas, une cholestérolémie trop élevée est en cause. Les chiffres de l’OMS nous rappellent à quel point il est primordial de pouvoir contrôler le niveau du cholestérol présent dans le sang, tout particulièrement sous sa forme LDL qui est à l’origine des dépôts dans les parois des vaisseaux sanguins.
La prévention précoce des problèmes de santé cardiovasculaire liés au cholestérol peut être envisagée via les compléments alimentaires.
L’interdiction prochaine de la monacoline de la levure de riz rouge, prive néanmoins ce secteur d’un moyen d’action sur le cholestérol endogène, celui qui est fabriqué par l’organisme.
Cela renforce la nécessité de lutter encore plus efficacement contre l’autre source de cholestérol : celui qui nous est apporté par les aliments.
Pour cela, les stérols végétaux, présents dans les graines et les huiles, sont une solution à la fois sûre, naturelle et efficace.
Le cholestérol porte avec lui une mauvaise réputation. Il n’attire l’attention que lorsqu’il est associé à une anomalie dans un bilan sanguin et devient un facteur de risque pour la santé cardiaque.
Mais le cholestérol est avant tout une molécule utile, indispensable même à notre métabolisme. Commençons par lui rendre cet hommage.
Le cholestérol est synthétisé par nos cellules, principalement dans le foie. Il est ensuite utilisé comme substrat pour obtenir des hormones stéroïdes, des acides biliaires ou bien encore le cholécalciférol précurseur de la vitamine D.
Sa présence dans les membranes cellulaires permet de les stabiliser et d’en réguler la fluidité, un paramètre clé de leur fonction.
Il s’agit donc bien plus de maîtriser la teneur du cholestérol sanguin que de vouloir l’éliminer de notre organisme.
C’est le cholestérol présent dans le sang qui peut être à l’origine des problèmes cardiovasculaires avec 2 origines possibles : la synthèse endogène assurée par notre organisme, et une fraction apportée par notre alimentation.
En dehors des déséquilibres alimentaires les plus poussés, seule une synthèse endogène trop importante est susceptible de poser des problèmes. La part alimentaire ne fait alors que l’amplifier.
En cas de cholestérolémie trop élevée, il est donc possible d’agir sur les deux leviers : diminuer la synthèse endogène et limiter l’apport alimentaire.
Le « bon » et le « mauvais » cholestérol dans le sang sont des notions artificielles car c’est bien le même cholestérol que l’on retrouve dans les deux cas. Le cholestérol considéré comme mauvais est celui transporté par les lipoprotéines de faible densité (LDL) chargées en lipides et capables de déposer ce cholestérol dans la paroi des vaisseaux.
Le cholestérol devient bon lorsqu’il se retrouve dans les lipoprotéines de haute densité ou HDL qui vont, elles, permettre de le ramener vers le foie pour l’éliminer.
Le cholestérol accumulé dans les parois des vaisseaux sanguins atteint son maximum de nuisances lorsqu’il s’oxyde et provoque en plus une réaction inflammatoire.
De très bon à très mauvais, tout est une question de régulation et d’équilibre.
Les statines sont des molécules qui permettent de diminuer la synthèse endogène du cholestérol. Elles agissent en inhibant le fonctionnement d’une enzyme clé de ce métabolisme, la HMG-CoA réductase.
Ce sont des molécules qui appartiennent pour la plupart au domaine pharmaceutique. Elles sont administrées sous forme de médicament et sous contrôle médical.
Si leur efficacité n’est plus à démontrer, leurs effets secondaires sont malheureusement tout aussi connus. La prise de statines s’accompagne souvent de douleurs musculaires. Elle entraîne aussi des conséquences moins visibles sur d’autres métabolites liés eux-aussi au métabolisme du cholestérol.
C’est par exemple le cas du coenzyme Q10, indispensable pour la production d’énergie par les mitochondries et qui est diminué lors de la prise de statines.
Le secteur des compléments alimentaires disposait jusqu’à présent d’une molécule de la famille des statines, ayant le même mécanisme d’action et une efficacité reconnue : la monacoline K.
Cette statine naturelle est produite par le champignon Monascus purpureus qui pousse sur le riz et lui donne une couleur rouge, d’où son nom de « levure de riz rouge ».
La monacoline de la levure de riz rouge a tout d’abord été autorisée en Europe pour un apport quotidien de 10 mg, dose jugée efficace et qui autorisait d’alléguer sur le maintien d’une cholestérolémie normale.
Pour des raisons de sécurité d’utilisation, cette dose a ensuite été ramenée à 3 mg / jour en 2022. La question se posait alors de son efficacité avec un apport aussi faible et son allégation de santé ne pouvait plus être exploitée. Elle a été supprimée en 2024.
Les effets secondaires des statines sont restés dans le viseur de l’EFSA qui estimait en 2025 ne pas être en mesure de garantir l’innocuité de son utilisation même à la dose de 3 mg.
Le coup de grâce est venu du Japon où des lots de levure de riz rouge ne contenaient pas uniquement de la monacoline K mais aussi des mycotoxines produites lors du processus de fermentation. Ces lots anormaux ont entraîné des atteintes hépatiques allant dans certains cas jusqu’au décès.
Mais après ?
L’arsenal permettant de contrôler le cholestérol sanguin va perdre un moyen d’action efficace. C’était aussi la seule statine disponible pour un usage en compléments alimentaires.
Mais la nécessité de pouvoir contrôler le cholestérol sanguin demeure.
L’autre moyen de faire baisser de cholestérol sanguin, et plus particulièrement le cholestérol sous forme LDL (le « mauvais »), consiste à s’attaquer au cholestérol d’origine alimentaire.
Nous disposons pour cela d’ingrédients d’origine végétale, dont l’innocuité et l’efficacité ont été démontrées : les stérols végétaux ou phytostérols.
A la place du cholestérol, les végétaux fabriquent des molécules très proches, les phytostérols, que l’on retrouve dans la fraction dite insaponifiable des huiles végétales et en quantité très limitées (les huiles vierges contiennent entre 0,5 et 2% d’insaponifiables, les huiles raffinées encore moins).
C’est la grande similarité des structures du cholestérol d’une part et des phytostérols d’autre part, qui est à l’origine de leur utilisation pour limiter l’absorption du cholestérol alimentaire.
En prenant la place du cholestérol lors des processus d’absorption intestinale, les phytostérols diminuent l’impact de cette source alimentaire.
Moins de cholestérol absorbé lors de la digestion, c’est aussi moins de cholestérol dans le sang.
Le cholestérol d’origine alimentaire représente 30% du cholestérol sanguin, le reste provenant de la synthèse endogène par l’organisme.
Ces proportions dépendent bien sûr grandement du régime alimentaire des personnes concernées. Et si le cholestérol d’origine alimentaire ne représente qu’une fraction du cholestérol sanguin, elle n’en reste pas moins significative et en cas de risque pour la santé cardiovasculaire, elle devient une cible efficace.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a validé les effets hypocholestérolémiants des phytostérols. Une diminution de 10% du cholestérol sous sa forme LDL (le mauvais cholestérol susceptible de s’accumuler dans les parois des vaisseaux) peut être obtenue en 2 à 3 semaines avec l’utilisation de 1,5 à 3 g de phytostérols / jour.
Une efficacité qui se traduit par l’existence de plusieurs allégations de santé relatives à la protection de la santé cardiovasculaire (règlements (UE) n°432/2012 et 983/2009), et qui se double d’une sécurité d’utilisation parfaitement établie.
L’apport quotidien d’au moins 0,8 g de phytostérols sous la forme de compléments alimentaires permet d’affirmer que « Les stérols végétaux/stanols végétaux contribuent au maintien d’une cholestérolémie normale ».
Une supplémentation plus élevée, entre 1,5 et 3 g / jour, permet aussi de revendiquer un effet de prévention sur le risque de maladie coronarienne « Il a été démontré que les stérols végétaux abaissaient/réduisaient le taux de cholestérol sanguin. Une cholestérolémie élevée constitue un facteur de risque de développement d’une maladie cardiaque coronarienne ».
Les stérols végétaux représentent une alternative efficace, avec une sécurité d’emploi démontrée, à la monacoline de riz rouge. Ils permettent une réduction significative du cholestérol sanguin d’origine alimentaire et protègent la santé cardiovasculaire.
Vous souhaitez explorer le potentiel des phytostérols pour votre prochaine formulation ?
Contactez les équipes Novastell pour découvrir les solutions disponibles et étudier leur adéquation avec votre cahier des charges.
– World Health Organization – 2002
– World Health Organization – 2025
– Carson J.A.S. et al. Circulation 141 n°3 (2020) e39-e53
– Law M.R. et al. British Medical Journal 308 (1994) 367-73
– Shan Z. et al, JAMA internal medicine 180 n°8 (2020) 1090-1100
How can we help you ?