Le système endocannabinoïde : Fonctionnement et bienfaits

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Résumé

Le cannabis est la substance illicite la plus consommée au monde et celle sur laquelle les pouvoirs publics ont le plus de mal à se positionner. Entre interdiction totale et légalisation, le spectre est très large et change en régulièrement.

Pourtant, derrière le cannabis et les substances illicites se trouve un système biologique méconnu : le Système Endocannabinoïde Central, le SEC.

Rapide retour sur le cannabis

Depuis des millénaires, la plupart des civilisations ont consommé du cannabis pour ses effets sur l’organisme, tant dans un contexte médical, que récréatif ou spirituel.

On retrouve des preuves de son utilisation en Chine 2 000 ans avant notre ère, comme anesthésiant pour des opérations de chirurgie.

En 1 500 avant JC, les Égyptiens s’en servaient déjà pour traiter les inflammations. On retrouve des traces du cannabis dans la Rome et la Grèce antiques pour apaiser les douleurs, calmer les conflits et oublier les souffrances.

Plus largement, en Inde, le cannabis est utilisé depuis des millénaires en médecine ayurvédique pour soulager les douleurs, l’anxiété, favoriser le sommeil et procurer une sensation d’euphorie.

Aujourd’hui, le cannabis est utilisé à travers le monde, tant dans un usage médical que récréatif. Ces effets sur la santé sont connus et reconnus. C’est surtout le cadre juridique de sa consommation qui pose questions.

Système Endocannabinoïde - CBD feuilles

De l’utilisation empirique à la science

Les recherches scientifiques sur le cannabis ont commencé au XX siècle, et le cannabidiol (CBD) a pu être isolé en 1940 par Roger Adams de l’université de l’Illinois.

Dans les années 1960, Raphael Mechoulam et son équipe, vont faire un pas de géant dans la compréhension des effets du cannabis.

Ils ont décrit la structure complète du CBD, puis du Tétrahydrocannabinol (THC), 2 des principaux actifs du cannabis.

Surtout, à la fin des années 90, ils isolèrent deux endocannabinoïdes, l’Anandamide (AEA) et le 2-arachidonoylglycerol (2-AG).

Cela permit à la science de faire un bond en avant dans la compréhension du mécanisme d’action du cannabis et d’identifier les récepteurs cannabinoïdes spécifiques CB-1 et CB-2.

C’est ainsi que fut mis en évidence l’existence du Système Endocannabinoïde, un réseau de régulation à la fois central et périphérique, qui intervient dans de nombreuses fonctions physiologiques de l’organisme.

Système Endocannabinoïde - CBD

Un système de micro-régulation de l’organisme qui porte mal son nom

Quand on parle du système endocannabinoïde central, on pense au cannabis et à ses composés, avant de penser aux mécanismes de régulations de l’organisme. Pourtant, le système endocannabinoïde central existe et fonctionne en permanence, même sans cannabis.

De même, on a en tête les effets relaxant, euphorisant voire psychotropes du cannabis, avant d’imaginer l’ensemble des processus physiologiques dans lesquels il est impliqué et tous les bénéfices pour la santé qu’il peut apporter.

De manière schématique, le système endocannabinoïde fonctionne en 3 étapes :

  1. Dans un premier temps, en réponse à un stimulus, les cellules vont produire des endocannabinoïdes. Les principaux endocannabinoïdes identifiés sont l’AEA (arachidonoylethanolamide ou anandamine) et le 2-AG (2-arachidonoylglycérol). L’intérêt du système est que ces endocannabinoïdes ne sont pas produits en avance et stockés dans des vésicules comme la dopamine ou le glutamate, pour être ensuite être transportés là ou l’organisme en a besoin. Au contraire, l’AEA et le 2-AG sont produits directement par les cellules à la demande. Cela permet d’améliorer la réactivité et la rapidité d’action. On parle de quelques dizaines de minutes pour ressentir les premiers effets.
  2. Dans un second temps, les endocannabinoïdes vont activer les récepteurs endocannabinoïdes distincts : CB-1 et CB-2.
    • L’AEA et le 2-AG vont activer les récepteurs CB-1 présents dans tout l’organisme et principalement dans le cerveau et le système nerveux central. Ils sont liés à la modulation du système nerveux et notamment la régulation de différentes fonctions comme l’anxiété, le stress ou la perception de la douleur.
    • Le 2-AG permet d’activer également les récepteurs CB-2 situés dans différentes parties du système immunitaire. Dans les articulations par exemple, le récepteur CB-2 est exprimé par les cellules immunitaires du liquide synovial., comme les chondrocytes. Les récepteurs CB-2 sont liés à l’activité anti-inflammatoire.
  3. Enfin, les cellules produisent des enzymes spécifiques qui vont dégrader les endocannabinoïdes, après leur utilisation pour un retour à l’équilibre du système, l’homéostasie.
    • La FAAH (fatty acide amide hydrolase) dégrade l’anandamide ;
    • La MAGL(monoacylglycerol lipase) dégrade le 2-AG

L’intérêt du Système Endocannabinoïde Central est d’agir et revenir à l’équilibre très rapidement, en quelques minutes.

Schéma système endocannabidoïde

A quoi sert le Système Endocannabinoïde Central ?

Les recherches pour une meilleures compréhension du système endocannabinoïde sont toujours en cours et de nouvelles applications potentielles sont régulièrement identifiées. Néanmoins, il a déjà été démontré l’importance du SEC dans plusieurs mécanismes physiologiques :

  • Régulation de l’anxiété et de l’humeur

Il n’est pas étonnant que ce soit l’utilisation principale depuis des siècles du Cannabis. Les endocannabinoïde AEA et 2-AG, via leur action sur le récepteur CB-1, ont une action directe sur la régulation du stress et de l’anxiété. Cela favorise un endormissement plus rapide et un sommeil de meilleure qualité.

  • Régulation de l’inflammation

Les récepteurs CB-2, présents dans le système immunitaire, modulent la réponse inflammatoire en réduisant la production de cytokines pro-inflammatoires.

  • Diminution de la douleur

L’activation du récepteur CB-1, lié aux réponses nerveuses, permet d’inhiber l’effet nociceptif, qui permet la transmission nerveuse de la douleur.

  • Thermorégulation

L’activation de CB-1 au cœur de l’hypothalamus est lié à une meilleure régulation de la température corporelle en réponse à une hyperthermie ou hypothermie.

Ainsi, le système endocannabinoïde central est impliqué dans la régulation de nombreux processus biologique. Son mécanisme d’action permet une réponse rapide aux différents stimulus, en revanche, la dégradation enzymatique rapide des endocannabinoïdes peut limiter son effet.

Comment renforcer l’action du système endocannabinoïde central ?

La première réponse est connue depuis longtemps. En effet, le THC, l’un des principaux actifs du cannabis, est un exo cannabinoïde. Il permet d’activer directement les récepteurs cannabinoïdes sans nécessité. L’inconvénient est que les récepteurs sont sur activés, avec un effet psychotrope et des risques sur la santé à moyen terme. C’est pourquoi le THC et la consommation de cannabis sont interdits dans la plupart des pays.

Une autre voie est d’augmenter la teneur physiologique des endocannabinoïdes AEA et 2-AG par l’inhibition des enzymes FAAH et MAGL censées les dégrader. Ainsi, on ne force pas l’activation du système endocannabinoïde, celui-ci intervient naturellement en réponse à un stimulus. Et on reste dans des concentrations physiologiques des endocannabinoïdes pour ne pas suractiver les récepteurs CB-1 & CB-2.

C’est le mode de fonctionnement du CBD, qui est reconnu pour ses effets relaxant, mais sans être un psychotrope comme le THC. Le CBD inhibe l’enzyme FAAH, qui dégrade l’Anandamide. En conséquence, la concentration d’AEA (Anandamide) augmente, ce qui permet une meilleure activation du récepteur CB-1 pour un effet relaxant. Le CBD agit également sur d’autres voies comme les récepteurs 5HT1A (modulation de l’humeur et de l’anxiété), PPARγ (gestion de l’inflammation) ou TRVP1 (signalisation de la douleur). 

Pourtant, le CBD est toujours considéré comme un Novel Food et est interdit dans les applications alimentaires dans la plupart des pays. Heureusement des alternatives existent.

Quelle alternative au CBD ?

L’alternative la plus connue pour son rôle sur le système endocannabinoïde est le palmytoylethanolamide (PEA). Le PEA a une structure chimique très proche de l’anandamide. Lorsque que les cellules vont produire l’enzyme FAAH pour dégrader l’AEA, elle aura le choix entre l’endocannabinoïde ou le PEA. Cela va donc ralentir la dégradation de l’AEA et augmenter en conséquence sa concentration et l’activation du récepteur CB-1.

Cela permet une modulation des réponses nerveuses et une diminution de l’anxiété et du stress.

En revanche, l’AEA et le PEA n’ont peu ou pas d’action sur les récepteurs CB-2 qui modulent la réponses immunitaire et inflammatoire. Souvent, il faut attendre plusieurs jours pour ressentir les premiers effets, alors qu’on recherche un soulagement immédiat.

Plus récemment, CiBium, un nouvel actif développé par l’entreprise Sesqium est distribué en France par Novastell est apparu sur le marché. CiBium permet d’augmenter la teneur en 2-AG par l’inhibition de l’enzyme MAGL. Le 2-AG est le principal endocannabinoïde de l’organisme avec une action efficace sur les 2 récepteurs cannabinoïdes CB-1 et CB-2. Cette activation plus complète et prolongée des 2 récepteurs permet de moduler à la fois les réponses nerveuses et immunitaires. Surtout, les études consommateurs et les retours d’utilisateurs, témoignent d’une activité immédiate, entre 20 minutes à 1 heure.

CiBium permet donc de bénéficier pleinement des propriétés du système endocannabinoïde central et les applications sont extrêmement nombreuses quand une réponse nerveuse et immunitaire est nécessaire.

  • Avec l’activation du récepteur CB-1, CiBium permet de diminuer l’anxiété et réduire le Stress. CiBium améliore la rapidité d’endormissement et la qualité du sommeil.
  • Pour la gestion du syndrome prémenstruel, l’activation de CB-2 permet de limiter l’inflammation utérine et mammaire. L’activation de CB-1 diminue la transmission nociceptive pour réduire la douleur et améliorer l’humeur générale.
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  • Pour la récupération chez les sportifs ou les douleurs articulaires chez les personnes âgées, l’activation de CB-2 dans le liquide synovial permet de diminuer l’inflammation articulaire, alors que CB-1 module la transmission de douleur et le stress.
  • Enfin, pour les femmes en périménopause, les récepteurs CB-1 ont une activité de thermorégulation pour éviter les bouffées de chaleurs et les suées nocturnes. Les récepteurs CB-2 améliorent la microcirculation en réduisant l’inflammation vasculaire pour améliorer le retour veineux et limiter la sensation de jambes lourdes.

Comprendre le système Endocannabinoïde Central    

Le système Endocannabinoïde Central (SEC) est un système de micro-régulation fondamental pour l’équilibre de l’organisme, via l’activation de 2 récepteurs CB-1 et CB-2.

Il n’a été découvert que récemment avec l’avancée de la recherche sur les effets du cannabis, et ses implications dans les mécanismes physiologiques sont très nombreuses, de la réduction de l’inflammation et des douleurs, à la diminution de l’anxiété et l’amélioration du sommeil.

CiBium permet d’améliorer l’efficacité du Système Endocannabinoïde Central en augmentant la concentration en 2-AG, le principal endocannabinoïde qui permet l’activation complète des récepteurs CB-1 & CB-2 pour une meilleure réponse aux besoins de l’organisme.

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